KAOUTHER DANSE ORIENTALE
Spectacles, Cours & Stages de Danse Orientale
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PROCHAINS STAGES
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RICCIONE, Italie
27-29 mai 2011
invitée par 10° CONGRESSO DANZE ORIENTALI
info@newemotion.net

LE CAIRE, Egypte
27 juin-4 juillet 2011
AHLAN WA SAHLAN Festival Raqia Hassan
http://www.raqiahassan.net/

ARCACHON
Dimanche 6 mars 2011
invitée par Perle D'Orient Yallah Danse
yallahdanse@hotmail.fr

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TARBES
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Sam&Dim mai 2011
invitée par Imen Garcia Danse Evasion
contact@dansevasion.com
MULHOUSE
Dimanche 5 juin 2011
invitée par Saadiyya
association.saadiyya@gmail.com
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PARIS
Solo Tabla, Percussions & chorégraphie Studio Blanca Li
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Baladi Pop Paris
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Ecole De Danse Orientale
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Cours De Danse Orientale Paris

Studio Calentito Blanca Li
7 rue des Petites Ecuries, 75010 Paris 

Mercredi 20h30-21h30 Débutant

Mercredi 21h30-22h30 Inter Avancé



Tarifs   cours à l'unité : 13 euros

Abonnement à l'année

1 module/semaine (soit 41 cours) : 380 euros

2 modules/semaine (soit 82 cours) : 490 euros

Forfait à la carte sur demande à
contact@kaoutherdanse.com

Nouveau Cours !

Studio Harmonic
5 Passage Taillandiers
75011 Paris

Samedi 14h30-16h TN

Tarifs : www.studioharmonic.fr/

Danse Orientale Egyptienne
Les cours comprennent différentes parties : l’échauffement, la technique, l’apprentissage de chorégraphies et les étirements.

Et aussi, l'écoute de la musique, la traduction des instruments les plus nobles du repertoire sharki et classique oriental comme le Oud (Luth), le Quanoun, le Nay (flûte en roseau), le violon et les percussions.



Rejoignez-Nous Vite ! Demandez le formulaire d'inscription à contact@kaoutherdanse.com

Saison rentrée 2011-2012 : reprise des cours le 7 sept 2011

Tenue conseillée : 
un caleçon, un foulard autour des hanches, chaussons de danse ou pieds nus.

Stages à Paris
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Kaouther organise régulièrement des stages dans l'année afin de permettre à ses élèves désireux d'evoluer de travailler en atelier chorégraphique & rythmique.

A vos agendas 2011-2012 !

Dim 16 Oct 15h-18h technique & enchaînements
Dim 04 Dec 15h-18h Tabla solo percussions
 
Dim 08 Jan 15h-18h Shaabi
Dim 05 Fev 15h-18h

Dim 01 Av 15h-18h
Dim 06 Mai 15h-18h
 
Dim 03 Juin 15h-18h

Tous les stages auront lieu au Studio Calentito
7 rue des petites Ecuries 75010 Paris

40 euros / stage

résas contact@kaoutherdanse.com

Histoire et Culture d'une Danse Ancestrale
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"Raks Sharki" par Caroline Châtel

Dans toutes les civilisations brillantes (pharaonique, grecque, mésopotamienne, arabe, indienne…) la danse et la musique jouaient un rôle non négligeable dans la vie quotidienne, et l’on pratiquait de nombreux cultes religieux en l’honneur des dieux. Il existait également une croyance fort répandue selon laquelle la femme, concevant la vie, possédait un pouvoir magique. Ainsi, en l’honneur de la « déesse mère », les femmes exécutaient des danses de fertilité.

Au fil du temps, et avec la naissance de nouvelles religions (judaïsme et christianisme) prônant l’existence d’un dieu unique, ces rituels sacrés vinrent à disparaître. En effet vénérer plusieurs dieux allait à l’encontre du fondement de ces deux religions. Les nouvelles règles imposées par celles-ci, et la conquête de l’Islam furent certes un obstacle à toute danse, mais instinctivement les femmes surent préserver certains rituels chantés et dansés, et ce de génération en génération.

Ainsi, de Bagdad à Cordoue, en passant par le Caire, il existait des danseuses, dont la plupart étaient des esclaves. Très belles, elles devaient maîtriser l’art du chant, du poème et de la danse. Plus proche de nous au 18ème et 19ème siècle, on distinguait en Egypte plusieurs styles de danse : la danse des dames (en arabe hawanem). Celles-ci, issues de la classe aisée n’étaient pas des professionnelles, mais exerçaient l’art de la danse avec beaucoup de finesse et d’élégance, dans des endroits fréquentés uniquement par des femmes : les hommes ainsi que les étrangers n’étaient admis en aucun cas ! les femmes qui exerçaient le métier de danse use faisaient partie de la tribu tsigane des Ghawazi, installée en Haute-Egypte. Elles dansaient pour le petit peuple, et n’avaient pas une bonne réputation, contrairement aux almées (en arabe « awalem ») qui étaient aussi des danseuses professionnelles, mais plus respectées par le public.

C’est au 19ème siècle, durant l’expédition de Bonaparte en Egypte que pour la première fois on utilisa le terme de « danse du ventre ». En effet, seuls les mouvements du bassin, des hanches ainsi que du ventre parfois dénudé de ces fameuses almées ou ghawazi ne retinrent l’attention de ces soldats en quête d’exotisme.

La danse orientale va connaître une évolution sans précédent dans toute son histoire à partir du début du 20ème siècle. Une femme d’origine syro-libanaise, nommée Badia Masabni entrepris d’ouvrir le plus grand casino au Caire, le « Casino-Opera », offrant des spectacles de qualité à un public colonial, touristique, et à l’aristocratie égyptienne.

Badia Masabni envisagea de développer une danse plus sophistiquée, et plus raffinée que la danse des ghawazi et des almées, en utilisant des éléments nouveaux tel un décor somptueux, une plus large utilisation de l’espace, un vocabulaire technique plus riche, (inspiré du folklore ainsi que des bases de danse classique) l’introduction du voile et du costumes deux pièces à sequins, inspirés tous deux du style hollywoodien.

Ainsi naît le Raks Sharki, que l’on traduit par « danse orientale », danse inspirée de l’orient et de l’occident, beaucoup plus riche et plus technique son ancêtre « raks baladi » (danse populaire ou citadine).

Les années 30-40 constitueront l’age d’or de la danse orientale en Egypte. De célèbres artistes comme Samia gamal et Tahia Carioca firent leurs premiers pas au « Casino-Opera » et rendirent célèbres la danse orientale également grâce aux comédies musicales.

Le « Casino-Opera » étaient un passage obligé qui permettait à toute danseuse, chanteur ou musicien d’atteindre une certaine notoriété. Farid El Atrache, célèbre chanteur égyptien, fit ses premiers pas au casino de Badia Masabni.

L’ère du « Casino-Opera » est révolue et des générations de danseuses se sont succédées depuis cette période : celle de Nagwa Fouad, Sohair Zaki, Mona Saïd, Fifi Abdou, Lucy, Dina. Mais danser dans une société où l’intégrisme augmente relève d’un véritable parcours du combattant, aussi certaines danseuses préfèrent abandonner leur carrière et porter le voile. A l’heure actuelle Fifi Abdou reste la danseuse la plus populaire. Depuis le début des années 80, l’occident connaît un véritable engouement pour la danse orientale. Ayant subie une grande évolution, la danse orientale est devenue très technique, avec beaucoup de déplacements, jeux de hanches, utilisation de chaque partie du corps de façon isolée, ondulations du bassin, utilisation d’accessoires relevant du folklore égyptien.

Elle est enseignée au même titre que la danse classique, le modern jazz, dans un style académique.

Nous sommes bien loin de la « danse du ventre » de l’époque coloniale de Bonaparte !!!

La danse orientale entre dans une nouvelle ère de son histoire, et elle gagne de plus en plus en reconnaissance grâce aux artistes actuels qui tentent de relever son niveau dans le monde entier.

Caroline Châtel.

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