KAOUTHER BEN AMOR DANSE ORIENTALE PARIS
Spectacles, Cours et Stages de Danse Orientale
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THE ARTIST

Kaouther Ben Amor is known for the theatrical dimension she gives to her expressive interpretations and original choreographies. International master teacher and dancer artist, her glamorous style become synonymous of elegance and emotion conquering the heart of the audience.

Tunisian born, Kaouther grew up in Paris and started her career with Mayodi’s Ballet el Noujoum with whom she worked for many years before deciding to become a soloist artist. Aiming at perfecting her style she mastered herself especially with names as Yousry Sharif, Raqia Hassan,Dina, Randa Kamel and many others.

After various shows in France where her name totally settled down as teacher and performer, she naturally moved on to performing abroad in prestigious theatres : New York, Dallas, Geneva, Tokyo, Nagoya, Brussels, Cairo, Torino, Amsterdam, Tunis, Venice, Rimini, Berlin, Amsterdam...

Cinema wants her too! Rachid Bouchared trusted her to create the choreography of the oriental ballet in his latest film “Outside the Law” (Cannes Film Festival 2010 Official Competition ).

It is upon Raqia Hassan's request who always focused on her evolution, that Kaouther joined the 2011 edition of the prestigious International Festival Ahlan Wa Sahlan as Artist Performer and Teacher, invitation renewed for 2012 and 2013.

Her name and reputation are now crossing the overseas by being invited both for workshops and shows. Kaouther shares her exclusive style and her knowledge for Egyptian culture and captivates students eager to practice Belly dance as an ancestral Art.

L'Artiste
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Artiste de renom sur la scène internationale, Kaouther Ben Amor se fait connaître par la dimension théâtrale qu'elle donne à son interprétation et ses créations chorégraphiques de danse orientale. 
Elle débute au sein du Ballet el Noujoum dirigé par Mayodi, avec qui elle travaillera plusieurs années puis décide de se consolider en tant que soliste. Avide de connaissances, elle continue à perfectionner sa technique, à enrichir son répertoire en allant à la rencontre des grands maîtres de danse et chorégraphes internationaux tels que Yousry Sharif, Raqia Hassan, Dina, Randa Kamel, Tito Seif, Diana Tarkan et bien d'autres encore.
Elle se produit tout d'abord en France puis très vite à l'étranger sur des scènes prestigieuses et des festivals de danse orientale internationaux : New York, Dallas, Genève, Bruxelles, Le Caire, Tokyo, Nagoya, Hong Kong, Amsterdam, Berlin, Londres, Turin, Tunis, Hurghada, Barcelone, Rimini...

Le cinéma fait aussi appel à elle ! Rachid Bouchareb lui confie la création chorégraphique d'un ballet oriental pour son film Hors la Loi avec Djamel Debouzze et Roschdy Zem (sélection officielle Cannes 2010 ) Tout comme Elyes Baccar, cinéaste tunisien pour son film Tunis By Night avec Raouf Ben Amor (2016).

Raqia Hassan, Chorégraphe de renommée internationale et Directrice du prestigieux Festival International de danse orientale Ahlan Wa Sahlan du Caire, qui n'a eu de cesse de suivre son évolution, la sollicite pour rejoindre l'édition 2011 en tant qu'Artiste et Professeur, invitation renouvelée sur plusieurs années.  

En 2013, Djamila Henni Chebra la choisie pour sa création Pour Les Femmes du Jasmin , hommage aux femmes du printemps arabe en programmation à l'Institut du Monde Arabe.

Animée par la passion de son art, Kaouther a developpé son propre style sa propre pédagogie et enseigne la danse orientale à Paris où son nom s'est naturellement affirmé. Elle est aussi sollicitée pour des masterclass de danse orientale à l'international. Son style est celui de l'élegance, l'émotion et l'authenticité d'un art ancestral. 

Son nom dépasse et traverse les frontières, Kaouther est aujourd'hui régulièrement invitée à se produire à l'étranger en tant qu'artiste et professeur comme au Japon, Singapour, Allemagne, Italie, Espagne, Malaisie, Chine...

Formation professionnelle non exhaustive: Gemma Mellouk Cité Veron Paris  /Mayodi Centre des Arts Vivants Paris /Yousry Charif New York /Tito Seif Egypte /Randa Kamel Egypte /Dina Egypte /Raquia Hassan Egypte /Farida Fahmy Egypte /Virginia Mendez Miami /Leila Haddad Centre du Marais Paris /Diana Tarkan Egypte /Khaled Mahmoud Egypte /Gamel Seif Allemagne/Egypte / Hassaan Saber  Egypte / Mohamed El Sayed Egypte/ Spain / Dandesh Egypte / Ahmed Fekry Allemagne / Ousama Emam / Loubna Emam / Dawlet Ibrahim Eygypte / Aida Nour Egypte / Nevein Ramez Egypte / Mohamed Kazafy Egypte / Ahmed Refaat Egypte/ Orit Maftsir Israel / Dr Mo Geddawi Egypte / Lulu Sabongi Brésil / Momo Kadous Egypte / Nevein Hussein Egypte / Eman Zaki Egypte / Mohamed Shahin New York Egypte  Djamila Henni Chebra...

NEWS
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STAGE DIMANCHE 30 AVRIL  2017

14h-17h TARAB OUD Live 

Invité Exceptionnel NABIL GHANNOUCHI 

Découvrir un instrument noble du repertoire classique orientale

Apprendre à danser ses nuances

Savoir les rythmes orientaux de base et improviser 

Ce stage de danse orientale est pour vous !

 Soyez au rendez-vous !

Places limitées

résas contact@kaoutherdanse.com

Ils Parlent d'Elle
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Interview CINEMA PRESSE

Kaouther BEN AMOR  pour le Magazine REALITES

Film TUNIS BY NIGHT  du réalisateur Elyes BACCAR  (2016)

La Danse Orientale au Cinema

Ils Parlent d'Elle
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INTERVIEW par le magazine RAQS PASSION Le webzine de la danse orientale

La danse orientale touchée par la grâce… de Kaouther Ben Amor

Kaouther est une danseuse d’une élégance rare, dans cet art associé à la grâce et à la joie. Elle est troublante à bien des égards, tout d’abord par son allure altière du haut de ses 1m78, par ses yeux de miel qui vous captivent et enfin par son esprit cultivé.

La posture statuesque et le maintien gracieux, Kaouther Ben Amor est tout simplement majestueuse! 
A son talent et sa technique s’ajoute une noble gravité, donnant à ses interprétations une nuance théâtrale proche de la tragédie.

Véritable ambassadrice du romantisme oriental, Kaouther est couronnée de succès !

Rachid Bouchareb ne s’y est pas trompé, il a tôt fait de remarquer sa prestance. C’est ainsi que Kaouther a dansé et créé un ballet oriental pour son film « Hors la loi » avec Djamel Debbouze (sélection officielle Cannes 2010). Quant à Raqia Hassan, célèbre chorégraphe et directrice du prestigieux « Festival International Ahlan Wa Sahlan », elle a repéré et invité Kaouther à se produire et enseigner au Caire.

Générosité et désir de partager sont des valeurs de la danse orientale, valeurs auxquelles Kaouther croit très fort! Derrière son air imposant, se cache une personnalité adorable. Kaouther est une jeune femme sensible et généreuse qui nous a laissé une grande impression…

RP : A quand remonte ta rencontre avec la danse orientale?

La musique arabe et la danse étaient présentes tous les étés avec mes parents en Tunisie lors des grandes « haflas » (« fête » en arabe, ce sont souvent des fêtes populaires célébrées en musique, ndlr). J’ai découvert la danse orientale par le cinéma égyptien et les divas de la danse orientale sur VHS.

Comment as-tu évolué dans le monde de la danse orientale ?

J’ai pris mon premier cours de danse orientale à Londres, lors de mes études universitaires, avec une Egyptienne nommée Asmahan.

De retour à Paris, Mayodi m’a repérée, il m’a formée et lancée sur mes premiers pas professionnels. Auprès de lui, j’ai découvert comment puiser dans mes émotions, les traduire, les interpréter et les libérer dans la danse. Son école est celle de l’écoute musicale et de l’émotion par excellence.

Passionnée, j’ai entrepris d’aller à la rencontre de « maîtres » tels que Yousry Charif, "l’orfèvre chorégraphe", qui m’a fait prendre conscience de la richesse de cette danse, Raqia Hassan "l’incontournable source égyptienne", Dina "le choc émotionnel", ou encore Randa Kamel "le feu et la puissance" qui m’a aidée à prendre avantage de mon gabarit.

Quels sacrifices as-tu eu à faire pour atteindre un tel niveau?

Lorsque la passion vous dévore, vous n’avez pas l’impression de « sacrifier » des choses mais il est vrai qu’elle vous éloigne parfois de vos proches… Le temps et la question de l’opprobre pour cette discipline qu'est la danse orientale, sont parfois difficiles à supporter.

Une danseuse orientale peut-elle aujourd’hui vivre de sa passion?

La crise a touché les budgets du secteur évènementiel, des restaurants, des particuliers pour leurs mariages ou autre. Beaucoup d’endroits ont mis la clé sous la porte ou certains annulent le show de la danseuse. Il est plus difficile aujourd’hui en France d’en vivre. Parallèlement, le nombre de danseuses s’est multiplié. Pour pouvoir décrocher des contrats, on assiste alors à des offres de cachets à prix cassés... Cependant, danser pour la scène et danser pour des lieux animés n’est pas le même travail ni le même métier. En attendant de pouvoir se produire sur scène et de toucher ses premiers cachets, d’obtenir un statut d’intermittent ou d’indépendant, et de le conserver, plusieurs d’entre nous ont alors des doubles métiers, ou alors beaucoup de cours à donner. D’autres ont déjà une situation familiale confortable.

Se concentrer sur un travail de création, se démarquer et voyager est un véritable challenge! 

Quelle est la source de ton inspiration?

Je m’inspire de tout ce qui me passionne : je suis cinéphile depuis l’adolescence, le cinéma classique hollywoodien et ses actrices glamour incarnaient une féminité magnifiée pour moi. La richesse d’expressions de l’Actor’s Studio me passionne. Ayant travaillé au Louvre durant mes études, j’ai pu découvrir des peintures majeures, des sculptures gréco-romaines impressionnantes qui m’ont bouleversée. J’ai aussi bien assisté aux générales des ballets de l’Opéra de Paris qu’aux fêtes populaires et puis je suis allée dans les cabarets traditionnels d’Egypte. Voir des danseuses de tout acabit et autant de sensibilités à la musique m’a enrichie…

Quelles sont les danseuses légendaires que tu apprécies?

J’aime toutes les danseuses légendaires. Elles sont inscrites dans l’histoire car chacune avait son identité et créé son propre style. J’aime particulièrement Naima Akef car ses tableaux étaient riches et elle était assez bonne comédienne. La plus magique serait pour moi Samia Gamal. J’aime la posture de Nagwa Fouad : des bras et un dos parfait ! Mona Saïd est la plus « rock’n roll » j’adore !

Et toi, comment définirais-tu ton style?

Les mots qui me reviennent le plus souvent à l’oreille sont « élégance », « émotion », « old style avec des touches de modernité ».

De l’univers des danses orientales semble ressortir plusieurs types de danseuses. Les expressives et celles axées sur la performance technique Qu'en penses-tu?

J’admire les grandes techniciennes de la danse orientale. Tout danseur cherche normalement à évoluer et gagner en maîtrise et richesse du mouvement. C’est un vocabulaire avec lequel il s’exprime. Cependant si toute cette technique n’est pas au service d’une générosité émotionnelle, d’une « ouverture d’âme », alors il manquera quelque chose d’essentiel, le don de soi, le partage. La danse orientale s’enrichit aujourd’hui mais son âme est vitale.

Quel professeur es-tu?

J’ai récemment créé ma propre école de danse orientale à Paris où j’essaie de peaufiner mon style. J’éprouve une joie immense lorsqu’à la fin de l’année, je découvre des personnes auparavant fermées ou courbées, évoluer et s’ouvrir aux premières notes de musique, sourire et s’aimer davantage, gagner en paix avec leur corps. Ces moments de partage me sont précieux. Cela démontre à quel point cette danse est riche et généreuse !

Comment travailles-tu tes chorégraphies?

Selon le choix musical, j’essaie de définir quel univers je souhaite poser, à quel personnage je désire donner vie. L’intro et le final sont les parties les plus travaillées en général, cela dépend aussi de l’évènement où je me produis et si je travaille un instrumental ou un vocal. Je trouve rédhibitoire de passer à côté des paroles quand on travaille une chanson. J’avoue ne pas tout chorégraphier car cette danse permet aussi des moments libres où je peux me laisser vivre avec la musique et le public.

Danser et enseigner en Egypte lors du festival « Ahlan wa Sahlan », qu'est-ce que cela signifie pour toi?

Danser en Egypte !... La première fois, mes jambes tremblaient et la deuxième fois, encore plus ! [Elle rit]

En toute sincérité, il n’y a rien de plus magique que de danser en live avec des musiciens, un orchestre dont le métier est d’accompagner la danseuse orientale. Ils vous donnent le sentiment d’être le chef d’orchestre qu’ils suivent avec toute leur attention. Un public connaisseur, vous permet d’essayer de vous dépasser et de partager ensemble une passion commune. Danser sur la terre « Om El Dounia » qui est celle d’artistes comme Oum Kalthoum, Mohamed Abdel Wahab pour ne citer qu’eux, a fait vibrer mon cœur !

Nous te proposons de conclure cette interview : Voudrais-tu ajouter quelque chose?

Oui. Aujourd’hui où les nouvelles générations de « beurs » essaient de se réconcilier avec leur identité orientale et d’en finir avec leurs complexes, la danse orientale est à mon sens une véritable fenêtre sur les beautés de la culture orientale. Elle nous permet de nous exprimer, de véhiculer et découvrir les textes de grands poètes, les compositeurs, les musiciens, les danseuses, les plus belles voix de l’Orient… Quel art extraordinaire ! 

Par la rédaction de Raqs Passion : Patricia Carneiro

Retrouvez l'interview en ligne en cliquant ici

Interview Presse Femmes & Realites
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Bellydance Japan Magazine issue Fall 2011
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Interview Magazine Féminin GAZELLE
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André Elbing - Gala Martines Lopes- Denise Marino - Margaux Rodrigues- Colette Vernet - Ayman Schoala

En Savoir Plus sur les Légendes de La Danse Orientale
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SAMIA GAMAL 1924-1994

“Peut-être avais-je la danse en moi”, disait-elle. Et il le fallait pour vouer sa vie à cet art : car, si la danse orientale (”raqs al-sharqui”) est un phénomène culturel aussi ancien qu’incontestable, la société égyptienne a toujours frappé d’opprobre ses danseuses. Née en Haute-Égypte, Zainab Ibrahim Mahfuz arrive au Caire avec sa famille en 1932. Elle travaille dans un atelier de couture jusqu’à la mort de son père (elle a alors 16 ans), puis rencontre Baadia Masabni, l’inventrice de la danse orientale moderne, qui sera son mentor. C’est dans la troupe de Baadia où elle côtoie Tahia Carioca, sa plus proche rivale, que Samia Gamal développe son style.

Au début des années quarante, Samia Gamal fait une rencontre déterminante, en la personne de Farid Al Atrache, un prince syro-libanais devenu un des plus grands chanteurs et joueurs de luth du monde arabe. Samia et Farid forment, à la scène comme à la ville, le couple d’artistes le plus célèbre de la vie culturelle orientale de la décennie. Entre temps, la jeune femme débute au cinéma, en 1942, dans «Gawhara» de Youssef Wahby. Elle devient rapidement une déesse des comedies musicales, adulée par des millions d’admirateurs. En 1947, le couple Gamal-Al-Atrache est réuni à l’écran dans «Madame la diablesse», dirigé par Henry Barakat. Le film est un énorme succès et les deux vedettes tournent encore ensembles, à quatre reprises, dans: «Ahebbak inta» (1949) et «Dernier mensonge» (1949) tous deux réalisés par Ahmed Badrakhan, «Taa la salim» (1951) de Helmy Rafla et «Ne le dis à personne» (1952) de Henry Barakat. Immense star, Samia Gamal ne laisse pas insensible le Roi Farouk. Celui-ci lui octroie le titre honorifique de première danseuse nationale.

En 1952, Samia épouse Sheppard King, un riche américain, originaire du Texas. En 1954, elle profite d’un séjour à Hollywood, pour faire une apparition dans «La vallée des rois» de Robert Pirosh, et où elle interprète une danseuse du ventre aux côtés de Robert Taylor. La même année, elle incarne la jeune Morgiane auprès de Fernandel, dans «Ali Baba et les quarante voleurs», une production française de Jacques Becker. En 1955, dans «Un verre et une cigarette» de Niazi Mostafa, elle partage l’affiche avec une autre belle égyptienne, qui va également se faire un nom en France… Dalida. Un an plus tard, elle participe à la production internationale «Le fils du Cheik» de Goffredo Alessandrini avec Ricardo Montalban.

À la fin des années cinquante, Samia Gamal divorce de son Texan de mari et revient définitivement dans son pays natal. Elle y tourne deux de ses plus grand succès, «Zannouba» (1957) aux côtés de Shukry Sarhan et «Rendez-vous avec l’inconnu» (1959) avec Omar Sharif. En 1958, elle épouse en secondes noces, le jeune premier Ruschy Abaza, dont elle divorce en 1977. Ils sont réunis à l’écran dans «Le deuxième homme» (1960) de Ezzel Dine Zulficar et dans «La route du diable» (1963) de Kamal Attia. Ce film reste la dernière prestation cinématographique de sa carrière.

Par la suite, Samia Gamal se consacre exclusivement à la danse. Elle pratique passionnément son art jusqu’au début des années quatre-vingt-dix. Elle s’éteint le 1er décembre 1994, au Caire, capitale égyptienne, emportée par un cancer.

© Philippe PELLETIER pour Les Gens du Cinéma

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NAIMA AKEF 1929-1966

Elle est la première danseuse orientale que le monde arabe a vu en couleur à l’écran, dans “Papa se marie”, premier film égyptien en technicolor réalisé en 1950 par Hussein Fawzi, qui deviendra par la suite son mari. Au contraire de ses célèbres collègues, Samia Gamal et Tahia Carioca, Naïma Akef ne vient pas des cabarets du Caire. Son apprentissage de la danse s’est fait en même temps que celui de l’acrobatie, dans le cirque Akef, tenu par sa famille. Fille de saltimbanques, avec une petite expérience dans la comédie-théâtrale, Naïma Akef bouscule les habitudes de ses aînées, dès son apparition à l’écran en 1949 dans “Le pain et le sel” de Hussein Fawzi. Ce film, projeté le 17 janvier 1949, a eu un grand succès et a aussitôt fait de Naïma Akef, une héroïne. Elle sera présente pendant dix ans dans tous les films de Hussein Fawzi ; ils se marient en 1952 et divorcent en 1958. 

 Consciente de ses atouts acrobatiques, elle place d’emblée la danse orientale sous le signe de la performance physique. Il ne lui suffisait plus d’être aimée pour la beauté de son corps et de la création d’une chorégraphie aux multiples formes, elle rendait en permanence hommage à son public, en lui offrant l’inattendu d’un geste qui force l’admiration. Cette volonté d’être toujours spectaculaire, à l’image d’un footballeur dribbleur, a permis à Naïma Akef de défendre une conception constamment instinctive de la danse orientale. Elle fera école. Dans les années soixante, elle a eu des émules, dont Zoheir Zaki, celle qui a inventé le geste limite dans la danse arabe. Jusqu’au bout la vie de Naïma Akef a été faite de panache ; elle sera la seule danseuse orientale morte à l’âge de la retraite, à 37 ans, en 1966 emportée par une longue maladie.

(c) Nidam Abdi, journaliste à Libération

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BADIA MASABNI 1893-1975

La danse orientale va connaître une évolution sans précédent dans toute son histoire à partir du début du 20ème siècle. Une femme d’origine syro-libanaise, nommée Badia Masabni entrepris d’ouvrir le plus grand casino au Caire, le « Casino-Opera », offrant des spectacles de qualité à un public colonial, touristique, et à l’aristocratie égyptienne.

Badia Masabni envisagea de développer une danse plus sophistiquée, et plus raffinée que la danse des ghawazi et des almées, en utilisant des éléments nouveaux tel un décor somptueux, une plus large utilisation de l’espace, un vocabulaire technique plus riche, (inspiré du folklore ainsi que des bases de danse classique) l’introduction du voile et du costumes deux pièces à sequins, inspirés tous deux du style hollywoodien.

Ainsi naît le Raks Sharki, que l’on traduit par « danse orientale », danse inspirée de l’orient et de l’occident, beaucoup plus riche et plus technique son ancêtre « raks baladi » (danse populaire ou citadine).

Les années 30-40 constitueront l’age d’or de la danse orientale en Egypte. De célèbres artistes comme Samia gamal et Tahia Carioca firent leurs premiers pas au « Casino-Opera » et rendirent célèbres la danse orientale également grâce aux comédies musicales.

Le « Casino-Opera » étaient un passage obligé qui permettait à toute danseuse, chanteur ou musicien d’atteindre une certaine notoriété. Farid El Atrache, célèbre chanteur égyptien, fit ses premiers pas au casino de Badia Masabni

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TAHEYA CARIOCA  1919-1999

Danseuse et actrice, elle aura été une sorte de féministe orientale, et n'a jamais accepté de faire comme toutes ses consoeurs. A la différence de Samia Gamal, danseuse instinctive et ingénue qui avait besoin d'espace pour exprimer sa chorégraphie, Taheya Carioca reste dans la mémoire populaire comme la danseuse «du geste minimum».

Rivale de Samia Gamal, Abla Ali Mohamed Karim est née en 1915 à Ismaïlia. A 12 ans, elle arrive au Caire et entre comme danseuse dans la troupe du Casino, le cabaret dirigé par la productrice Badia Massabni. Malicieuse, elle a la réputation d'apprendre à une vitesse inouïe. Dans le cosmopolitisme cairote de l'époque où l'on parle français pour faire distingué, elle s'exprime dans cette langue presque sans accent et excelle dans la danse brésilienne. C'est ainsi qu'elle devient Taheya «Carioca». Chez Badia Massabni, la concurrence est rude, spécialement avec Samia Gamal. Lorsque cette dernière choisit la démarche des stars de la chanson égyptienne (Mohamed Abdelwahab et Farid El Atrache) qui orientaient leur musique vers un romantisme occidentalisé, Taheya Carioca opte pour la voie de la performance et de l'inattendu.

«Elle savait capter le regard et ne plus le lâcher, l'art de la quintessence et du geste juste. Taheya pouvait danser dans un mouchoir de poche», raconte Jean-Marie Bonnafous, des Films Régent, distributeur en France des longs métrages où a joué Taheya Carioca. Comme toutes les danseuses orientales et les vedettes de la chanson du Caire, Taheya Carioca entre en 1935 dans le cinéma par la porte de la comédie musicale. Du Docteur Farhat de Togo Mizrahi à Dans l'ombre de Kamal Selim elle tient les seconds rôles; de scène de mariages en scène de cabarets, elle impose son style dansant intériorisé qui fait lever de sa chaise d'admiration le populaire en guellabia fraîchement arrivé de sa campagne. Bientôt promue sex symbol, Taheya Carioca fait école; elle aura plus tard pour successeur Zoheir Zaki.

Vers 1940, elle passe aux premiers rôles, d'abord avec Hussein Fawzi, qui lui offre l'occasion de sortir de ses rôles obligés de danseuse dans deux films: J'aime les erreurs et J'aime le populaire. Mais c'est grâce au réalisateur Wali Eddine Sameh qu'elle accède à la célébrité en 1946, dans la Femme et le pantin, à la faveur d'un face-à-face avec le mauvais garçon chéri du cinéma égyptien, Naguib al-Rihani.

Cannes, 1956. Eternelle danseuse pour le monde arabe, Taheya Carioca est découverte en 1956 par le public de Cannes comme une personnalité à la fougue rare pour le cinéma de son pays. Le réalisateur néoréaliste Salah Abou Seif venait d'offrir à Taheya Carioca le film la Sangsue. La danseuse y jouait une matrone veuve dans un quartier populaire du Caire. Logeant un étudiant candide (joué par Chukri Serhan), la loueuse s'entiche vite du beau paysan et ne domine bientôt plus ses désirs. Le film devait entrer dans les annales du cinéma arabe via une fameuse scène où, lèvres presque collées à celles de l'ondulante logeuse, l'étudiant qui entend l'appel à la prière hésite à enlacer sa gardienne.

En 1958, Taheya retrouve sa vieille collègue et protégée des années 40, la lumineuse Samia Gamal dans habibi al askar : une rencontre au sommet pour les deux plus prestigieuses danseuses du cinéma oriental qui ne vaut que pour les scènes de danse des deux étoiles.
En 1960, elle fournit une excellente prestation dans les rivages de l’amour , joli mélo romantique avec le célèbre chanteur Farid el Attache. Elle y incarne avec talent et beaucoup d’émotion une vieille danseuse de cabaret dont la fille ignore l’identité. Avec de telles qualités de comédienne, l’actrice n’aura aucun mal à poursuivre sa carrière loin des comédies musicales quand elle abandonne la danse en 1963.  Dans les années 70, Taheya Carioca va poursuivre sa carrière tant au cinéma que sur scène, dirigeant une troupe permanente qui porte son nom ainsi qu’ une salle de théâtre.  Très impliquée dans les syndicats du cinéma égyptien, la comédienne n’avait pas sa langue dans sa poche et sa virulence était proverbiale.

En 1985, l’actrice tient un rôle de sage femme dans adieu Bonaparte de Chahine qu’elle présentera au festival de Cannes.
Toujours très impliquée politiquement, elle s’est rendue à Athènes en 1988 avec quelques intellectuels égyptiens , à l’initiative de l’organisation de la libération de la Palestine qui planifiait d’affréter un navire le Al-Awda, pour rapatrier des palestiniens dans leurs foyers et terres d'origine occupées par Israël.
A la fin des années 80 , Tahia Carioca s’est retirée définitivement de la vie artistique, se consacrant entièrement à l’éducation de sa fille adoptive, sans toutefois jamais renier sa carrière de danseuse étoile.

L'Age d'Or 1960-1980
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NAGWA FOUAD 

Innovatrice, Nagwa sera celle qui consacra toute sa fortune à la création chorégraphique ainsi qu'a la composition de ses propres musiques. 

C'est au Abdeen Casino qu'elle rencontre Ahmad Fuad Hassan (son futur époux), producteur de spectacle et aussi célèbre violonniste, compositeur et chef d'orchestre. C'est lui qui la persuade de danser en session live dans la prestigieuse émission de danse et musique des années 60 la  Adwa El Madina (City Lights) qui avait à sa programmation les stars les plus prestigieuses de cette époque : Shadia, Abdel Halim Hafez, Fayza Ahmed, et Sabah. 

En 1976, le célèbre compositeur Mohammed Abdel Wahab lui écrira une pièce musical entière exclusivement dédiée à son spectacle intitulé Amar 14 ou Qamar Arba'tashar, Nagwa Fouad marquera alors l'histoire, ce sera la transition de la danse orientale traditionnelle aux grands shows chorégraphiés pour la scène et la télévision.

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FIFI ABDOU

Bent el Balad, la fille du peuple. Fifi née en 1953 du nom de Atiyat Abdul Fattah Ibrahim, a toujours rêvé de Samia Gamal et Taheya Carioca. Elle entre dans une petite troupe populaire à l'âge de 12 ans et se formera en autodidacte dans les fêtes populaires, très vite elle se fait remarqué dans les années 70. Son show se vend dans tous les grands palaces, Meridien, Sheraton, Mena House Oberoi...

Elle s'entoure d'un orchestre à chaque fois plus gigantesque, son show explose et se vend aux télevisions et durent parfois plus de 2h.
Fifi devient vite un phénomène national, naturelle elle met en vogue un style décontractée à la fois humoristique et très populaire. L'enfant chérie entre vite dans le monde du cinéma. Les scènes amoureuses parfois provocantes ou jugées très suggestives lui attirent les foudres du pays.

Fifi Abdou devenue alors 5 ème fortune nationale et une redoutable femme d'affaires sera fortement contestée. Son style jugé vulgaire et provocateur et son nom allié à une multitude de scandales entraîneront l'interdiction de diffusion de ses films sur l'ensemble des chaînes égyptiennes.

Fifi Abdou reste toujours l'enfant chérie, Bent El Balad auprès du peuple, elle reste aimée et respectée pour sa grande générosité et ses dons caritatifs pour aider son peuple.

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 MONA EL SAID
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